Fausse fourrure et vraie fourrure : ne vous laissez pas berner par les étiquettes !

Défendeur farouche des droits des animaux sans pour autant dédaigner les manteaux en fausse fourrure, souhaitez-vous apprendre à distinguer les vraies des fausses ? Sachez comment faire.

Les étiquettes avec leurs lots de mots inconnus

Que vous achetiez des robes de soirée, des manteaux à capuche ou des doudounes à fourrure, ils comportent tous des étiquettes. Dans le dédale des mots techniques qui y sont inscrits, il peut toutefois être difficile de savoir s’il s’agit d’une fourrure synthétique ou non, à moins d’avoir déjà côtoyé le secteur. Pour que la veste que votre enfant portera lors de ses activités créatives ne soit pas ainsi fabriquée avec une vraie fourrure, apprenez à les déchiffrer dans ces étiquettes. La fourrure d’un vison y est indiquée sous le nom de mink ou mustelalutreola, mustela vison ou nerz, tandis que celle d’un renard : alopexlagopus, fox, vulpes vulpes. A l’envers de sa capuche en fourrure, vous pouvez aussi trouver phocidae ou seals pour la fourrure de phoque, de même pour l’ours qui s’affiche sous le nom d’ursusmaritimus, etc. Dans tous les cas, le mieux est de faire certaines vérifications, discrètes bien sûr, pour vous en assurer.

Des vraies fourrures passées pour des fausses

Comme certains fabricants malhonnêtes savent ainsi que les consommateurs plébiscitent désormais davantage les manteaux à col en fausse fourrure que ceux en daim, par exemple, ils n’hésitent pas à les induire en erreur. En effet, dans les étiquettes mentionnant une fausse fourrure, une vraie fourrure d’animaux peut y être utilisée. Et pour cause, le prix de revient de la seconde s’avère être moindre par rapport à la première dans certains cas. Il serait ainsi plus cher de fabriquer une fausse fourrure que d’en acquérir une vraie chez les fournisseurs. Pour vous en assurer, regardez si la base est en cuir ou non. Vérifiez aussi son épaisseur, elle est constituée de poils fins plus bouclés et de poils longs qui se divisent quand on souffle dessus, s’il s’agit d’une vraie fourrure. La fausse, elle, présente des poils de même longueur et couleur, quoique certains fabricants de vestes à capuche, manteaux droits et bottines arrivent à bien imiter les véritables. Il arrive aussi que les vrais poils aient été coupés afin de leur donner la même longueur pour une allure uniforme. Dans ces cas, d’autres tests plus précis permettent de s’en assurer.

D’autres astuces pour distinguer la vraie fourrure

Pour que vous ne vous trompiez pas lors de l’achat de votre écharpe en fourrure, touchez-la ou caressez-la pour en avoir le cœur net. S’il s’agit d’une fausse, vous sentirez que les poils sont rêches et rigides. Dans le cas contraire, ils sont doux et souples. Vous pouvez même les enrouler autour de vos doigts. Vous pouvez aussi discrètement vous munir d’une aiguille et la planter à la base de la fourrure. Si celle-ci résiste, c’est qu’il s’agit bien de cuir véritable, donc de vraie fourrure,  ce qui n’est pas le cas de la fausse. Enfin, un ultime test, irréalisable toutefois en magasin, mais chez soi et avec une grande prudence, consiste à brûler la fourrure. Si l’odeur sent le plastique brûlé, c’est une fausse fourrure, mais si cela sent le cheveu brûlé, c’est de la véritable fourrure. Certes, cela peut sembler loufoque, mais il s’agit au fond d’une astuce pour un shopping malin, puisque la prochaine fois, vous pourrez vérifier s’il s’agit de la même étiquette, et vous saurez par ailleurs si le magasin est au final un bon plan ou non.

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